Une journée chez Lilly des Bulles

Mardi dernier j’ai eu le privilège d’assister à la fabrication d’un savon de 24Kg, chez mon ancienne stagiaire et amie, Laurence, de la savonnerie Lilly des Bulles. J’avais vraiment hâte de voir comment elle s’organisait, quel matériel elle utilisait et hâte aussi de savoir si je me voyais faire de telles quantités. Et je dois dire que pour quelqu’un qui à mit des années avant de vouloir se lancer en professionnel, il ne m’a pas fallu longtemps pour apprécier de faire une telle quantité de savon. Rien qu’en entrant dans son atelier, j’étais conquise, à vrai dire.

Comme quelques photos valent mieux qu’un long discours, je vous laisse me suivre pour une visite guidée et une démonstration de la fabrication de ce savon.


Voyez déjà comme les contenants ne font pas exactement la même taille que ce qu’on à l’habitude d’utiliser.


Par exemple, rien que pour faire ce savon Laurence à besoin de 5Kg d’huile de coco, ça calme déjà !


Il faut ensuite une bonne quantité d’huile d’olive.

Quelques colorants, que Laurence m’a laissé préparer. Je n’allais pas rester sans rien faire.

Pour faire 24Kg il faut 4 moules, donc faites le calcul, ça nous donne une contenance de 6Kg pour chaque. Ils sont bien sûr préalablement chemisés avant de faire le savon.

On procède ensuite au mélange des huiles et des beurres fondus et on racle bien pour ne pas en perdre une goutte, hein Laurence ^ ^

Puis on ajoute une quantité énorme de soude caustique.

On sort le mixeur de compétition et on mélange le tout pour obtenir notre chère trace tant désirée.

C’est d’ailleurs tout un Art que de savoir gérer la trace sur une telle quantité d’huile. C’est certainement le moment le plus crucial de la réussite du savon.

Il faut ensuite séparer la pâte dans des béchers énorme pour pouvoir faire le marbrage.

Voilà ce que cela donne une fois que tout à été prélevé et mélangé. Impressionnant !

On coule ensuite le savon dans les moules avec une énorme louche. C’est simple de toute façon pour faire 24Kg de savon il faut des ustensiles énormes.


Il ne faut pas non plus avoir peur d’en mettre partout, de toute façon tout est étudié pour dans l’atelier, donc ça ne pose pas de problème.

Voilà les moules rempli et le savon prêt à être marbré. Je n’ai pas de photos intermédiaires car il à fallu que je mette la main à la pâte et je dois dire que j’en ai bien profité ^ ^

L’Artiste en pleine action !


Voilà c’est fini, ne reste plus qu’à faire la vaisselle…

J’espère que la visite vous à plu, autant qu’à moi. De mon côté j’ai été très impressionnée par les quantités employées. C’est très physique de porter tout ça, huiles, beurres, béchers, mixeur et savons moulés. C’est vraiment du sport d’être savonnier ! Mais sinon je m’y vois déjà ^ ^

Merci à Laurence de m’avoir invité dans sa savonnerie et de m’avoir permis de tenter l’expérience. Ça m’a donné un coup de fouet pour avancer plus vite dans mon projet. Y’a plu qu’à, comme on dit…

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La réglementation cosmétique Française

Ou la la le vilain mot qui fait peur ! Oui c’est bien de réglementation dont je vais vous parler. Car c’est une chose trop obscure et mystérieuse, dont on doit se conformer quand on veut vendre des savons.

Je vois trop souvent en ce moment des personnes, se permettant de vendre des savons sans connaître réellement la loi en matière de cosmétiques. Et malheureusement j’ai l’impression que ce marché n’est qu’en expansion constante. Je voulais donc faire un petit rappel, qui ne fera jamais de mal !

Cela fait deux ans maintenant que je penses à vendre des savons, mais comme beaucoup j’ai été arrêté par la réglementation et ce qu’elle impose. Je voyais ça comme quelque chose de compliqué et d’insurmontable, et pourtant…

J’ai longtemps tourné en rond, réfléchis et re-réfléchis, pour arriver à la conclusion que je devais tenter le coup. Mais pas question de partir désarmée, je voulais être sûre d’avoir toutes les cartes en mains pour pouvoir vendre des savons en toute légalité.

Car ce n’est certes que du savon mais je me devais d’être assurée que la sécurité de mes clients n’était pas remise en cause. Comment être sûre que mon produits sera bon ?

C’est pourquoi j’ai décidée de faire la formation de « savonnier par saponification à froid », animée par Laurent Bousquet à l’Université des Saveurs et Senteurs. Une manière pour moi d’être sûre des informations que j’avais déjà en mains et de pouvoir trouver toutes les clefs du mystère.

Au final je me suis rendue compte que j’en savais bien plus que je ne le croyais et que les maigres infos qui trainent sur le net n’étaient pas si fausses, à quelques degrés près. Il me manquait toutefois une approche précise et une certaine méthodologie, que ce stage m’a apporté.

Il y a plusieurs grands principes à ne pas oublier, pour vendre ses savons :

- Il faut s’enregistrer en tant qu’établissement cosmétique auprès de l’AFSSAPS.
- Détenir un diplôme permettant d’être le responsable d’un établissement cosmétique (chimiste, biologiste, préparateur en pharmacie, etc).
- Détenir un diplôme permettant d’être l’évaluateur de la sécurité pour la santé humaine (médecin, vétérinaire, pharmacien).
- Ou le cas échéant définir des personnes qualifiées comme responsables à votre place et ayant ces diplômes.
- Déposer les formules de vos savons aux 3 centres antipoisons (Paris, Marseille, Lyon).
- S’assurer que le produit vendu est conforme et que la fabrication suit les règles de bonnes pratiques de fabrication, définies selon un système de qualité.
- Assurer la traçabilité de tous les lots.
- Respecter la réglementation en matière d’étiquetage.

Ah mais j’ai oublié de répondre à la grande question que tout le monde se pose aussi :

Combien cela coûte-t-il de déposer des formules ?

Et là vous aller rire……cela ne vous coûtera que le prix de 4 recommandés (un pour chaque centre antipoisons et un pour l’AFSSAPS), rien de plus. On lit tellement d’absurdités sur le net à ce propos, que je me devais de lever le voile sur ce tarif si prohibitif ^_^

Dans les grandes lignes ça paraît assez simple, mais disons que c’est un petit peu plus compliqué que cela. Les démarches administratives sont assez faciles, le plus difficile réside dans la mise en place des formules et l’évaluation de leurs qualités. C’est là qu’il est important d’avoir les diplômes requis ou tout du moins d’être entouré de personnes sérieuses et qualifiées, vous permettant de vous assurer de la conformité de vos formules.

Ce qui peut paraître complexe également est l’étiquetage du produit, et la bonne écriture de l’INCI. Rien d’insurmontable encore si vous êtes bien entouré, car tout sera codifié par rapport à vos formules.

Non le plus ardu est définitivement le respect des procédures et des bonnes pratiques de fabrication, ainsi que le suivi correct des dossiers de fabrication. La savonnerie impose une méthodologie, en gros c’est de la paperasse, beaucoup de paperasse.

Mais je précise que la réglementation Française est particulière et unique en son genre. Elle assure la pleine sécurité des consommateurs et si cela peut paraître rébarbatif, dites vous que grâce à ces quelques règles, vous serez assuré de vendre ou d’acheter un produit ayant un risque très minime pour la santé humaine.

J’ai souvent pesté face à ce schmilblick qu’est la réglementation Française, mais aujourd’hui je la voie sous un autre angle. Je suis plus sereine et je n’ai qu’une hâte, commencer cette nouvelle activité.

Si vous souhaitez en savoir plus il n’y a pas trente six solutions, voici les bonnes adresses :

- L’institut du savon
- Cosmed
- L’Université des saveurs et senteurs
- L’Institut Hysope
- L’excellent article de Swanee

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Le nom était là !

Tous les créateurs d’entreprise savent combien il est difficile de trouver un nom pour sa société. Pour moi ça à commencé comme ça…

« L’avenir tu n’as point à le prévoir mais à le permettre. »
————————————————–Antoine de Saint-Exupéry

J’ai écrit cette phrase il y a un bail, sur mon blog. Sorte de pense bête qui me permettait d’avancer dans mon projet de magazine, et de croire en sa réalisation.

À la suite de cet article, j’ai eu un autre dessein, de plus grande envergure. Cela fait presque deux ans que je l’ai commencé, mais je ne trouve pas le temps de m’y mettre à fond. Pourtant, il n’y a pas un seul jour ou je n’y pense pas. Oui……..j’écris un livre, mais les pages tardent à se remplir.

Il faut dire qu’entre temps j’ai cumulé les projets divers et variés autour de la savonnerie. J’ai déjà réalisé un de mes rêves en créant Soap Session et ça, ça n’a pas de prix ! Les ateliers tout d’abord, puis la boutique. Tout un tas de réalisations mangeuses de temps et qui ne me laissent que peu de répit pour mon livre.

Mais je m’égare, ce n’est pas le propos de cet article. Je voulais vous parler du nom de ma savonnerie et comment je l’ai trouvé. Si je vous ai parlé de ce livre c’est parce qu’il a déjà un nom. Quand j’ai eu envie de me lancer dans ce manuscrit, il m’a fallut trouver un titre. J’ai repensé à Antoine de Saint-Exupéry et à son Petit Prince. Et au fils de mes pensées, j’ai décidé d’appeler ce livre « Dessine moi un savon ». C’était pour moi le nom logique, le point culminant de mes passions réunies.

Et c’est en repensant à ce livre en attente que l’idée m’est venue, de tout simplement appeler ma savonnerie « Dessine moi un savon ». Une simple évidence.

Voici le logo que j’ai réalisé quelques jours après avoir eu mon flash. Je ne sais pas si il sera définitif mais en tout cas le nom l’est, puisque je l’ai d’ors et déjà protégé à l’INPI. Le nom de domaine existe déjà et vous pouvez si vous le souhaitez, commencer à suivre l’aventure de ma savonnerie sur www.dessinemoiunsavon.com/blog.

Maintenant que j’ai trouvé le nom tout va aller bien plus vite. C’est toujours contraignant de rester bloqué la dessus. J’ai déjà le concept général de la gamme, la formule est établie, les savons ont été pensés depuis des mois, il ne me restait plus que le nom. Le site est crée ainsi que le blog, il n’y à plus qu’à écrire le reste de l’histoire.

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Savonnier par saponification à froid

Dans quelques jours je pars pour Forcalquier, participer à la formation de niveau 1 sur la règlementation cosmétique. Cette fois ci je serais de l’autre côté du bureau, en tant que stagiaire. J’ai hâte de connaître tous les méandre de cette règlementation si complexe. Et je sais déjà que cela sera un grand pas dans mon projet de savonnerie. Quoi de meilleur que de se retrouver entre futurs savonniers, plein d’entrain et d’espoir et de confronter nos idées, nos envies, nos craintes aussi. Ce bouillonnement de connaissance ne pourra qu’être bénéfique.

Cela sera un plus pour avancer dans mon projet et démystifier enfin, ce qui paraît être le point le plus ardus de la création de cette entreprise. J’essayerais de vous faire suivre au jour le jour l’avancée de ce stage. Et je vous en parlerais un peu plus la semaine prochaine.

Bien évidemment j’embarque mon petit carnet rouge, qui ne me quitte pas et se rempli de plus en plus chaque jour. J’ai bien avancé depuis ces quelques semaines, je vous en reparlerais dans un prochain article.

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Beyond Beauty

Vous ne connaissez pas Beyond Beauty ! En cette rentrée c’est le salon incontournable de tous les acteurs du monde des cosmétiques. Pour découvrir des fournisseurs, des nouveaux produits, voir les tendances et rencontrer des professionnels, c’est le lieu idéal. Un passage obligatoire pour moi qui cherche encore la meilleure formule, et l’occasion de pêcher des idées au cours de ces 3 jours.

Si vous n’avez pas encore réservé votre badge dépêchez vous, c’est déjà un peu tard ! Et si c’est déjà fait n’hésitez pas à me laisser un petit message pour qu’on se donne rendez vous sur place, j’y serais lundi et mardi.

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Réflexion #2 : Trouver un nom

Quel entrepreneur n’a pas galéré pour se trouver un nom ?! Si il y a bien une chose compliqué dans l’Art de créer une entreprise c’est celle-ci. Pour Soap Session ça avait été tout un speech déjà, j’avais mit des mois pour trouver ce que je voulais. Cette fois-ci je sèche pour le nom de la savonnerie. J’en ai griffonné des noms hypothétiques, en Anglais, en Français, en Franglais, mais rien ne me plait à 100%.

Le pire c’est que je n’ai pas de mal à avoir des idées pour les autres. Plusieurs futures savonnières m’ont demandé conseil et j’ai assez aisément eu des idées, qui ont fait tilt pour elles. Mais pour moi, rien à faire. Je suis ma pire cliente, l’horreur !!

Depuis des jours je fais brainstorming sur brainstorming, sur mon petit carnet rouge, et rien ne me convient. J’écris, je réfléchis, je rayes mais je ne trouves rien de très concluant. Mais je ne perd pas espoir, je l’aurais ce nom !

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Réflexion #1 : Mettre au point sa recette de base

La première chose à faire quand on veut créer une gamme de savon est de déterminer la recette de base. Et ce n’est pas la chose la plus simple ! Il faut trouver non seulement une formule qui donne un savon doux, qui mousse bien, mais aussi qui soit bien dur. Mais sans oublier le prix des matières premières, qui à évidemment toute son importance. À cela s’ajoute le côté éthique d’utiliser telle ou telle huile. Vous avez donc au final un bon casse tête, sur lequel je planche activement depuis plusieurs jours.

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Pour l’instant je garde l’huile de coco et le karité, exit l’huile de palme à mon grand regret, car elle donne de bons savons et permet d’avoir une mousse stable. Mais éthiquement et écologiquement ce n’est pas forcément un bon choix. Pour le reste j’hésite encore. Je veux avoir un savon très blanc, ce qui ajoute à la complexité de la chose. J’hésite encore et je ferais plusieurs tests pour trouver le savon de mes rêves…

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Un achat primordial

Il est de ces choses que je rêvais d’avoir, j’avais remis ça à plus tard car ce n’était pas vraiment primordial. Mais quand une de mes stagiaires m’a proposé de me ramener quelque chose de son voyage aux États-Unis, je n’ai pas pu résister. Vous pensez bien qu’une occasion pareille ça ne se refuse pas. Et puis avec mon nouveau projet, cet achat devenait quasi indispensable. Et franchement je ne regrette pas du tout.

http://soapequipment.com

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Le petit carnet rouge

Tout commence par un petit carnet rouge, acheté sur les conseils d’une amie. Choisi avec beaucoup d’attention, tant pour sa taille, sa couleur, que sa matière, ou son délicat élastique qui le referme.

Un carnet encore vierge, où tout reste à écrire.

Ce petit carnet pour démarrer une nouvelle histoire. L’histoire d’une savonnerie, la mienne…

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